15 Avril 2026
La timbale d’asperges… ou comment Louis XIV a failli faire une crise de goutte.
L’asperge, ce petit bijou printanier, ne date pas d’hier, ni même d’avant-hier. Figurez-vous qu’elle est cultivée depuis plus de 2000 ans ! Les Grecs et les Romains en étaient déjà friands, oui, oui, bien avant Instagram et Cie.
Puis, comme toute star, elle a connu une petite traversée du désert au Moyen Âge. Disparue des radars, oubliée, snobée. Il faudra attendre le XVe siècle pour qu’elle refasse surface. Mais attention, le vrai come-back digne d’une rockstar, c’est au XVIIe siècle qu’il se produit, grâce à un certain roi capricieux : Louis XIV.
Le Roi Soleil, totalement accro à l’asperge (on imagine très bien la scène), exigeait ce légume sur sa table presque toute l'année. Même en hiver. Autant dire que son jardinier devait transpirer autant que dans une finale de Top Chef.
Résultat ? On innove ! Culture sous abri, couches chaudes et douillettes et hop, des asperges à toutes les saisons. C’est au Château de Versailles que l’on perfectionne tout ça, avec notamment la célèbre asperge d’Argenteuil.
À l’époque, ce n’était clairement pas le légume du dimanche pour tout le monde : produit rare, cher, presque précieux, réservé à la noblesse. Et là, détail croustillant, on les mangeait avec les doigts. Même le Roi. Oui, parfaitement.
Pourquoi ? Parce que l’asperge et l’argenterie ne font pas bon ménage. Les composés soufrés de l’asperge noircissent les couverts en argent. Résultat : rince-doigts obligatoires à table. Classe et efficace.
Voilà, toute cette histoire pour en arriver là. J’aurais pu faire plus court mais l’anecdote valait le détour.
Et puisqu’on parle d’asperges, impossible de ne pas évoquer cette délicieuse histoire du peintre Édouard Manet.
Il vend un tableau intitulé « Une botte d’asperges » pour 800 francs. L’acheteur, généreux, lui en donne 1000. Manet, avec humour, lui envoie une autre toile représentant… une seule asperge, accompagnée de ce mot :
« Il en manquait une à votre botte. »
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Un humour délicieux, délicieux comme les asperges du reste.
Ah oui, parce qu’à force de raconter des histoires… on en oublierait presque l’essentiel !
Cette timbale d’asperges aux fines herbes, c’est un peu le printemps dans une assiette. Une entrée délicate, raffinée, qui fait son petit effet sans vous faire passer la journée en cuisine. Rien de compliqué :
Le résultat ? Une timbale légère, parfumée, élégante… et parfaite pour impressionner votre patron…ou vos copains (ines).
Recette pour 4 ramequins (contenance 12,5 cl)
Ingrédients
1 botte d’asperges vertes (500 g)
50 g de feta
1 petit bouquet de persil
Quelques feuilles de basilic
Quelques feuilles de menthe
10 cl de crème fraîche (35 % MG)
10 cl de lait entier
1 c. à soupe de jus de citron
Sel fin et poivre blanc
2,5 g d’agar-agar
1 pincée de bicarbonate de soude
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe de ciboulette ciselée ou quelques fleurs de ciboulette (pour le décor)








